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Une
palette de couleurs, du blanc au rubis…
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Toujours de très belles robes aux couleurs soutenues,
rubis éclatant, cerise noire, pourpre ou bien
sombre et violacé. Parmi d'agréables arômes
fruités où se mêlent dans les vins
jeunes, la framboise, la fraise, le cassis, les cystes,
la pivoine, puis au cours du temps le bouquet évolue
vers des arômes fumés, épicés
où les notes de fruits rouges sont dominées
par des arômes grillés de torréfaction. |
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Le rosé, le vin vermeil
Rosé charnu
à la robe cerise et à la pulpe sucrée,
ou bien léger ; pétales de roses dans
une lumière translucide, arôme délicat
ou envoûtant, discret ou provocant, variations
infinies de parfums de fleurs et d'expression de fruits
Autant de dentelles de saveurs ciselées dans
le schiste. L'histoire de Cabrières est inséparable
de son incomparable vin vermeil, l'un des premiers rosés
de France, un rosé de roi.
Une appellation royalement controlée.
En effet, l'histoire raconte qu'un jour de mai 1687,
le prieur de Cabrières, l'abbé Fulcrand
Cabanon, quitta sa petite cure de campagne pour Versailles...
Sa Majesté, le Roi Soleil, entendit un matin
qu'un ecclésiastique du midi confectionnait un
vin aux effets thérapeutiques surprenants, dit
"vin vermeil de l'Estabel".
C'est alors qu'il mandat aussitôt à la
cour ce fameux prieur pour son vin réputé,
du meilleur arôme et d'une merveilleuse couleur
rosée.
Ainsi, le vin de l'Estabel fut doté d'une brillante
appellation, d'une appellation "royalement controlée",
tant ce vin fit-il preuve de grande notoriété.
Royal paradoxe
Il servira de remède, de fortifiant pour les
gens de la cour et de la ville et sera manipulé
par les mains d'un des plus grand roi de France qui
l'adoptera sans plus tarder. Le Roi Soleil demanda en
outre au prieur son secret, lequel le lui révéla
en lui faisant promettre de le garder jusqu'à
ce qu'il mourut. Le Roi promit et, au cours de ses séances
de préparation ne dédaignait pas de se
fortifier au moyen de quelques rasades...
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